Riot On the Radio !!!

Pretentieux et mechants, comme on les aime.
 
AccueilAccueil  FAQFAQ  RechercherRechercher  S'enregistrerS'enregistrer  MembresMembres  GroupesGroupes  Connexion  

Partagez | 
 

 L'histoire du Voodoo Child de 1969-1970

Aller en bas 
AuteurMessage
Invité
Invité



MessageSujet: L'histoire du Voodoo Child de 1969-1970   Dim 12 Fév - 17:59



En fin d'année 1968, Jimi de retour en Grande-Bretagne annonce la fin de l'Experience :

" Mitch et Noel ont chacun de leur côté des projets... manager et produire d'autres artistes par exemple. Nous allons donc nous séparer au début de l'année, en respectant toutefois les dates de concert prévus. Rassurez-vous, je vais continuer à m'occuper, à faire ceci ou celà. Mais il y a d'autres scènes qui nous attirent..."

" Je ne sais pas ce que je garde de l'Experience, mais je ne crois pas que nous aurions put continuer longtemps l'aventure. A présent, l'Experience est un fantôme. Comme les pages noircies d'un vieux journal intime. Je veux faire des choses tout à fait nouvelles et ce qui est passé ne m'intéresse guère. "

On voit d'ailleurs Jimi se produire en février 1969 au London's Albert Hall avec le nouveau groupe de Mitch Mitchell, Fat Mattress. Tout ça reste un peu confus et le public boude un peu, il veut revoir le Jimi de l'Experience, la bombe de scène. Jimi repart vite aux USA où il assure quelques concerts avec Cat Mother, the All-night News-boys et Fat Mattress. Les sommes mise en jeu sont énormes, jusqu'à 600.000 Fr par soir ! Jeffrey voudrait reformer l'Experience mais Jimi a déjà commencé à prendre contact avec d'autres musiciens, dont les percussionistes Jerry Velez et Juma Sultan, et Billy Cox, son ancien compagnon de caserne. Dans le même temps, il se lie d'amitié avec un nouveau producteur Alan Douglas qui semble plus intéressé par son potentiel musical que par les dollars qu'il peut gagner. Le genre de producteur que Jimi attendait depuis longtemps...

Jimi s'intéresse de plus en plus eu jazz, par l'intermédiaire du pianiste de Miles Davis, Larry Young. De plus, les concerts en plein air l'attirent vraiment:
" On se retrouve pour jouer ensemble: ça se fait tout simplement. On va jouer la plupart du temps en plein air, dans les endroits qui peuvent acceuillir beaucoup de monde. Ce sera un peu comme une église céleste... La meilleure façon pour que ta musique te renvoie des échos, c'est l'atmosphère. "

"Nous jouons très fort pour que le public puisse ressentir aussi physiquement la musique, qu'ils l'emportent avec eux dans leurs coeurs."

Et en juin, commencent les travaux du studio Electric Lady sur les ruines de l'ancien Generation Club, dans Greenwich Village. La responsabilité est confiée à John Storyk et à Eddie Kramer.

WOODSTOCK


Eté 1969, le plus grand évènement musical de toute l'histoire, le Festival de Woodstock ! C'est l'apogée de la culture hippie. Tout le gratin de la musique joue durant 3 jours un hymne à l'amour et à la paix : Joan Baez, Sly Stone, Joe Cocker, Simon & Garfunkel, Ravi Shankar, etc... mais c'est à Jimi que revient l'honneur de clore le festival.

Le 18 août, devant ce qu'il reste des 500.000 spectateurs en transe, le Gypsy Sun & Rainbow fait sa première apparition. Le début est un peu mou, et le public a un peu de mal à suivre, le groupe encore neuf prend ses marques. Puis, une fois Voodoo Child lancé, la machine ne s'arrête plus... Purple Haze enchainé sur un hymne américain torturé dénonçant l'action américaine au Vietnam, puis une improvisation monumentale mettant tout le monde d'accord sur la maitrise de l'instrument que possède Jimi. Et ce set fabuleux s'achève sur un merveilleux blues.... un moment magique pour ceux qui ont la chance d'y assister....

" A travers la musique, j'exprime tout beaucoup plus facilement. Tu hypnotises des gens qui retrouvent leur état naturel, ce qui est très positif. Ils retrouvent leur enfance, par exemple, et c'est là qu'ils sont les plus réceptifs. A partir de cet instant, tu peux t'exprimer dans leur subconscient... Un musicien, s'il est messager, est comme un enfant qui n'aurait pas été trop abimé par les mains de l'homme. C'est pour celà que la musique a bien plus de poids pour moi que toute autre chose. "

" Il y a deux ans, tout ce que je voulais, c'était être écouté. Il me fallait absolument percer. Maintenant, je souhaite faire passer ma musique d'une manière plus sage. "

Le groupe se recompose ensuite pour devenir le Band of Gypsies et se produit au Fillmore East pour le nouvel an 1970. Buddy Miles est à la batterie et Billy Cox à la basse (Mitch Mitchell est retourné en Angleterre en octobre 1969). Mais malheureusement, pressé par la compagnie, le concert et l'album sont de piètres qualités, à l'image du fiasco du concert au Madison Square Garden ... le résultat négatif ne se fait pas attendre... dès février 1970, le Band of Gypsies n'est plus qu'un souvenir. On parle de la reformation du Jimi Hendrix Experience, mais Jimi ne veut plus jouer avec Noel Redding... finalement Billy Cox reste et Mitch Mitchell revient.

Les choses semblent mal tourner et Jimi est perturbé: son procès pour détention d'héroïne au terme duquel il est acquitté en décembre, le litige qui oppose les avocats de Jimi et de son producteur Ed Chaplin (Capital Records) à propos d'un album de Curtis Knight. Jimi doit en effet encore un album à Capitol Records avant d'être enfin libre de toute obligation.

A ce stade Jimi désirerais faire quelque chose avec Miles Davis et Gil Evans. Miles Davis le trouve vraiment sympa et un truc le surprend : Jimi ne sait pas lire la musique! Impossible de parler techniquement, donc Miles joue au piano et Jimi reprend aussitôt derrière. Son oreille musicale l'impressionne. Malheureusement le projet n'aboutira pas plus loin. Par contre Jimi a rencontré un nouveau producteur qui semble beaucoup plus intéressé par le potentiel musicale de Jimi que par sa capacité à faire gagner des dollars. Et Jimi ne cherche pas à savoir ce que deviennent ses dollars, car il ne veut pas devenir une victime de la religion du $$$. Ses managers s'en sont mis pleins les poches... Qui plus est, son avocat, Steingardten, a tout fait pour empêcher le test de paternité qu'il aurait du faire en vu de savoir s'il était ou non le père de la petite Tamika (née de Diana Carpenter, sa petite amie de 1966 à New-York).

L'entourage de Jimi n'est la que pour les dollars, Eric Clapton se souvient :
"A chaque fois que je l’ai vu, il était entouré d’un minimum de quatre personnes qui le tiraient de gauche et de droite. On avait l’impression qu’il ne pouvait s’en dépêtrer. Je ne pourrais pas à l’expliquer, mais je ne vois pas pourquoi il ne pouvait s’en débarasser. Il était si adorable qu’il n’était pas difficile à certains de l’influencer et peut-être d’abuser de lui. C’était la meilleure part de lui-même, cette sorte d’innocence qu’il avait. C’est là-dessus que tout le monde jouait."

Au mois de mars 1970, il participe à quelques albums : Stephen Stills avec le titre "Old time, Good time", joue avec Clapton sur "Go Back home", et joue avec Arthur Lee sur l'album "False Start" sur le titre "The Evelasting First".

Revenir en haut Aller en bas
 
L'histoire du Voodoo Child de 1969-1970
Revenir en haut 
Page 1 sur 1
 Sujets similaires
-
» Histoire de Q
» On sort les Speeds !!!
» Unica Zürn
» Recommandation de kit pour Chevelle 1969 ou 1970
» Mustang Twister 428 Cobra jet 1970

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Riot On the Radio !!! :: ? ! Culture ? ! :: Musiques-
Sauter vers: